Les micropolluants dans l’eau : d’où viennent-ils, et comment les éliminer ?

Les micro-polluants sont des substances qui, même à très faibles concentrations, présentent des effets toxiques sur les organismes vivants en se concentrant dans les tissus.

Ils arrivent dans l’eau via des rejets directs ou par retombée atmosphérique, et ils ont pour origine principale les activités industrielles ou agricoles (produits biocides, pesticides, solvants, médicaments, métallurgie, transport, etc.).

A ce jour, 4 procédés (complémentaires) existent pour les éliminer :

– la dégradation biologique, via la culture bactérienne (stations d’épuration à boue activée en particulier)
– le traitement par absorption (utilisation de charbon actifs par exemple, qui utilise la capacité de certaines molécules à se fixer sur une surface solide)
– l’oxydation par voie physico-chimique (désinfection aux rayons ultr-violets, oxydation avancée à l’ozone, etc.)
– la rétention par filtration membranaire (procédé de filtration à seuil de coupure très fin, de l’ordre du dixième de micromètre ou du nanomètre telle l’ultrafiltration et l’osmose inverse).

Étant donné l’enjeu important, de nombreuses entreprises ou institutions sont actives dans la recherche et le développement de procédés capables d’éliminer les micro-polluants, à l’image du projet AOPTi mené pendant 2 ans par l’université de Liège, ou à l’image de la société FLAU qui met à profit son expérience trentenaire pour optimiser et développer les techniques actuelles de filtration et d’élimination.

Pour cela, la société FLAU dispose en interne d’un laboratoire d’analyses chimiques lui permettant de mesurer les résultats de traitement obtenus via diverses installations pilotes : osmose inverse, ultrafiltration, et UV/Ozone en particulier.

Ainsi, dans le traitement des eaux usées, on parle aujourd’hui de traitement secondaire lorsqu’il s’agit d’un traitement biologique permettant le rejet des eaux traitées au milieu naturel, de traitement tertiaire lorsqu’un traitement complémentaire permet une réutilisation des eaux traitées, et bientôt, le traitement quaternaire deviendra un terme courant pour dénommer l’ultime étape de traitement destinée à éliminer les micropolluants n’ayant pas été éliminés par les étapes de traitement “conventionnelles”.

En outre, il ne faut pas oublier que des actions individuelles peuvent également participer à la réduction des micr-polluants dans l’eau, une partie provenant en effet des activités domestiques : ménage, bricolage, etc.

Il faut donc encourager les campagnes de sensibilisation pour une consommation plus raisonnée, à l’image de la vidéo mise en ligne il y a 2 ans par le ministère de la transition écologique, “Micropolluants – une pollution invisible de l’eau“.

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